Bunia, Ituri — Mai 2026. Depuis le 24 avril 2026, la province de l’Ituri fait face à une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola (MVE), identifiée comme la 17ᵉ épidémie en République Démocratique du Congo. Le Centre d’Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP‑RDC) et l’Institut National de Santé Publique (INSP) ont confirmé la souche Bundibugyo, après analyses approfondies à Kinshasa.
Selon le rapport deCOUSP RDC du 27 mai 2026, trois provinces sont touchées — Ituri, Nord‑Kivu et Sud‑Kivu — avec un cumul de 125 cas confirmés, dont 110 en Ituri, 14 au Nord‑Kivu et 1 au Sud‑Kivu. L’Ituri demeure l’épicentre, avec sept zones de santé affectées : Aru, Bunia, Kilo, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde et Rwampara.
Un premier patient guéri a été enregistré au Centre de Traitement Ebola (CTE) de Rwampara, marquant un signe d’espoir pour la riposte.
🌿 Un engagement communautaire renforcé
Face à cette situation, ADE‑RDC a intensifié ses actions de sensibilisation auprès des communautés rurales. Les campagnes menées dans les zones à risque visent à renforcer les mesures de prévention :
- Se laver les mains régulièrement avec du savon et de l’eau propre ;
- Éviter tout contact avec les animaux morts ou malades ;
- Porter des gants et des masques pendant les activités agricoles ou d’élevage ;
- Signaler les cas suspects aux autorités sanitaires locales.
🌱 Reboiseurs, agriculteurs, éleveurs et apiculteurs : des acteurs clés
ADE‑RDC accorde une attention particulière aux reboiseurs, agriculteurs, éleveurs, apiculteurs et autres groupes engagés dans la protection de l’environnement et de la biodiversité. Ces acteurs, au cœur des zones rurales, sont souvent en contact direct avec la nature et les animaux, ce qui les expose davantage aux risques de transmission.
Nos campagnes leur rappellent que la préservation de la biodiversité doit aller de pair avec la protection sanitaire :
- Les reboiseurs sont sensibilisés à l’usage de gants et masques lors des activités de plantation.
- Les agriculteurs sont encouragés à maintenir des points de lavage des mains dans les champs.
- Les éleveurs reçoivent des consignes strictes pour éviter tout contact avec les animaux malades.
- Les apiculteurs sont formés à l’utilisation d’équipements de protection adaptés pour limiter les risques.
Ainsi, ADE‑RDC démontre que la santé humaine et la santé environnementale sont indissociables pour bâtir des communautés résilientes.
🔬 Évolution et riposte sanitaire
Les autorités sanitaires, avec l’appui de l’OMS, de l’Africa CDC et des partenaires locaux, ont déployé des équipes de surveillance et de formation dans les zones à haut risque. Le rapport indique :
- 906 cas suspects et 223 décès suspects recensés ;
- 2 016 tests RADIONE et 2 000 cartouches GeneXpert reçus pour renforcer le diagnostic ;
- 14 530 voyageurs dépistés aux points d’entrée et de contrôle (PoE/PoC) ;
- 7 323 personnes sensibilisées par les volontaires de la Croix‑Rouge dans les zones de Bunia et Rwampara.
💪 Un appel à la vigilance et à la solidarité
ADE‑RDC appelle les communautés rurales à maintenir la vigilance et à collaborer activement avec les autorités sanitaires.
« La prévention est une responsabilité collective. En sensibilisant nos partenaires ruraux, nous contribuons à sauver des vies et à renforcer la résilience communautaire », souligne Idriss Balemba , Coordinateur national d’ADE‑RDC.
Cette mobilisation communautaire s’inscrit dans la vision d’ADE‑RDC : “Agir pour le développement et la santé des populations rurales.”

Nos vives encouragements pour ADE Asbl pour cet effort combien humanitaire